L’ardoise de l’État : où en est l’apurement ?

La dette intérieure de l’État envers le BTP reste le nœud gordien de la crise du secteur. Estimée à plus de 300 milliards FCFA, cette ardoise paralyse le secteur.

Le nouveau gouvernement, conscient de l’urgence, a annoncé des mécanismes d’apurement. Un premier déblocage de 105 milliards FCFA a été effectué pour le secteur privé, mais il a été jugé « dérisoire » par les organisations professionnelles face au montant total des créances, dont la majorité est due aux majors comme Eiffage Sénégal, CSE et CDE.

Actuellement, le processus est ralenti par l’audit des décomptes et des contrats en cours. Si cette transparence est louée, la lenteur exaspère les chefs d’entreprise, qui n’ont ni visibilité ni calendrier précis. Le secteur appelle à la mise en place d’un système de titrisation de la dette ou à un échéancier ferme pour restaurer la confiance des banques et permettre aux entreprises de sortir de l’asphyxie et de payer leurs propres fournisseurs.

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